
Les scanners LiDAR de smartphone, les applications de photogrammétrie et les scanners laser relèvent une pièce en quelques minutes — le difficile, c'est de transformer ce nuage de points en liste de matériaux. Autolay importe le scan et fait le métré à votre place.
Essayer avec notre scan 3D de démonstration →Un scan 3D — issu d'une application LiDAR de téléphone, de Matterport ou d'un scanner laser portatif — produit un maillage ou un nuage de points de la pièce, pas un plan 2D propre. Le mètre ruban et le croquis à main levée montrent vite leurs limites sur des pièces irrégulières ou existantes, avec bow-windows, murs biais ou mobilier en place.
La visionneuse d'Autolay, basée sur three.js, charge le scan directement, vous laisse tracer le contour du sol sur la géométrie réellement relevée et transmet ce contour au même moteur de calepinage que pour les pièces dessinées à la main ou issues du BIM — de sorte que les espaces biscornus ou existants obtiennent un métré précis sans relevé manuel complet. C'est particulièrement utile en rénovation, quand aucun modèle BIM n'existe et que le scan est le seul relevé fiable de la pièce.
Formats de scan pris en charge : glTF/GLB, OBJ et nuages de points PLY — exportables directement depuis la plupart des applications de scan LiDAR.
Un métré ne vaut jamais mieux que le scan qui le porte, et les scans inutilisables échouent presque toujours pour les trois mêmes raisons : la pièce a été parcourue trop vite, la lumière était trop plate, et la boucle n'a jamais été refermée. Une application LiDAR de téléphone ou de tablette reconstruit la pièce en suivant sa propre position image par image ; chaque fois qu'elle perd ce suivi, elle devine — et la supposition ressort plus tard sous la forme d'un mur qui gondole ou d'un sol qui penche.
Faites un tour complet du périmètre au rythme d'une promenade tranquille, l'appareil à hauteur de hanche et légèrement incliné vers le bas pour garder la jonction sol–mur dans le champ. C'est le long de cette jonction que le contour sera tracé : c'est donc la seule surface qui doive être relevée proprement. Revenez à votre point de départ et repassez sur les premiers mètres : la boucle se referme et l'application corrige la dérive accumulée au lieu de la figer dans le maillage.
Les applications de scan annoncent leurs cotes avec un aplomb qu'elles n'ont pas mérité. Un scan qui a dérivé de deux pour cent sur une pièce de 6 m se trompe de 12 cm sur le grand mur — soit une lame et demie, de quoi changer le nombre de paquets et fausser la liste de coupes au fond de la pièce. Le contrôle qui l'attrape prend trente secondes et un mètre ruban.
Avant de quitter la pièce, mesurez un grand mur à la main et notez le chiffre. Une fois le scan importé dans Autolay, tracez ce même mur et comparez. Si les deux concordent à un ou deux centimètres près, tout le scan est fiable, car l'erreur d'échelle est globale : elle ne touche pas un mur en épargnant les autres. S'ils divergent, rescannez plutôt que de mettre le modèle à l'échelle — un scan étiré cache son erreur dans les angles, là précisément où se font les coupes.
Le second contrôle porte sur l'équerrage. Tracez le contour et regardez les angles que la pièce est censée avoir à 90°. Un scan dont la boucle s'est mal refermée les laisse à 87° ou 93°, et chaque rangée de lames s'écarte alors du parallèle au mur à mesure qu'elle traverse la pièce.
La plupart des applications de scan proposent plusieurs exports sans jamais expliquer l'arbitrage. Autolay lit le glTF/GLB, l'OBJ et les nuages de points PLY : la question n'est donc pas la compatibilité, mais ce qui survit au voyage.
Le GLB est le choix par défaut à retenir. Il réunit géométrie et textures dans un seul fichier binaire, se charge le plus vite dans la visionneuse du navigateur et conserve l'échelle métrique enregistrée par le scanner. L'OBJ est le repli sûr quand une application ancienne écrit un glTF mal formé, mais il sort les textures dans des fichiers annexes faciles à égarer et stocke les coordonnées en texte : la même pièce peut peser cinq fois plus lourd. Le PLY s'impose quand vous voulez le nuage de points brut plutôt qu'un maillage reconstruit — utile dans les pièces brutes ou encombrées, où le maillage de l'application invente un sol qui n'existe pas.
Le contour que vous tracez, c'est la surface qui recevra du matériau : les décisions prises en bordure sont donc celles qui font bouger le chiffre. La règle tient dans presque tous les cas : tracez jusqu'au nu fini du mur, puis laissez le joint de dilatation et la plinthe absorber la tolérance. Tracer jusqu'à l'enduit derrière la plinthe fait sur-commander ; s'arrêter devant la plinthe fait sous-commander, puisque la lame doit passer dessous.
Les cuisines équipées sont l'exception qui mérite une décision consciente. Une rangée de meubles posée sur socle ne reçoit généralement pas de sol en dessous : le contour s'arrête alors à la ligne du socle — mais si les meubles peuvent un jour être remplacés, poser dessous vous donne un sol qui survivra à la prochaine cuisine. Les îlots, à l'inverse, reposent presque toujours sur le sol fini : on les trace comme une inclusion, pas comme une réserve.
Les passages de porte sont le troisième cas limite. Le revêtement court normalement jusqu'au milieu du vantail, là où se place le profilé de seuil : prolongez donc le contour d'une demi-épaisseur de vantail dans l'ouverture au lieu de vous arrêter au dormant. À l'échelle d'un appartement, cela compte : huit portes de 40 cm × 90 cm, c'est près de 3 m² qu'un contour arrêté aux dormants aurait laissés hors commande.
Une fois le contour tracé, Autolay pose le matériau rangée par rangée à l'intérieur et compte ce qu'il a fallu couper. Le pourcentage de chute qui en sort, c'est ce décompte rapporté à la surface du sol — les tombées que le calepinage n'a pu replacer nulle part ailleurs. Ce n'est pas une marge de sécurité, et c'est précisément la distinction que brouille la règle forfaitaire des 10 %.
Deux choses viennent encore s'y ajouter. La casse et les lames abîmées sur le chantier relèvent d'une provision de manutention, pas d'un calcul de géométrie ; et un paquet de réserve pour les réparations futures est une décision qui regarde l'avenir, pas cette pièce-ci. Les deux méritent d'être ajoutées en conscience ; ni l'une ni l'autre n'est ce que mesure le planificateur.
Le vrai bénéfice du plan, c'est la liste de coupes. Elle nomme chaque pièce à couper, sa longueur et la tombée dont elle provient : le poseur descend la liste au lieu de rearbitrer à chaque rangée — et les morceaux destinés au mur opposé y sont effectivement replacés. C'est là que le pourcentage de chute calculé cesse d'être un nombre à l'écran pour devenir du matériau qui n'a pas été acheté.
Aucun autre calculateur de sol ne lit directement les scans 3D. Pour qui travaille déjà en LiDAR ou en photogrammétrie, cela supprime purement et simplement le détour par le relevé manuel et le redessin CAO.
